Comment lire les marques sous une porcelaine ancienne ?
Retourner une assiette ou une tasse est souvent le premier réflexe lorsqu’on cherche à l’identifier.
C’est pertinent, à condition de ne pas considérer toute marque comme la signature définitive du fabricant.
Plusieurs marques peuvent coexister
Une pièce de porcelaine peut comporter une marque de manufacture, une marque de décorateur, un numéro de modèle, une marque d’atelier ou encore des signes correspondant aux différentes étapes de fabrication.
Le Musée Adrien Dubouché montre par exemple que les premières porcelaines de Limoges pouvaient porter des marques en creux au moment de la fabrication puis des marques colorées après décoration.
Imprimé, peint ou incisé
La technique employée fournit également des informations. Une marque peut être peinte à la main, imprimée sous ou sur la glaçure, estampée dans la pâte ou gravée en creux.
Ces procédés évoluent avec le temps. Leur étude permet parfois d’écarter une datation impossible.
Un nom célèbre n’est pas toujours le fabricant
Certaines porcelaines sont produites par une manufacture puis décorées ailleurs. Une marque commerciale peut également correspondre à un revendeur ou un décorateur.
C’est pourquoi il faut comparer l’ensemble : matériau, forme, décoration, marque et contexte historique.
Les numéros
Un numéro peut identifier un modèle, un décor, un peintre ou simplement une étape de production.
Il ne faut donc pas automatiquement interpréter un numéro comme une date.
L’identification sérieuse consiste à relever exactement toutes les inscriptions et à les comparer à des catalogues, archives ou collections muséales.
La photographie du revers est ainsi souvent aussi importante que celle du décor principal.
Depuis 1975, la galerie Saint Michel expertise les porcelaines et se tient à vos côtés pour vous accompagner.
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