Galerie Saint-Michel à Antica Namur : près de 40 ans de participation

Publié le 27 septembre 2026 à 16:25
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Pendant près de quarante ans,  Galerie Saint-Michel, antiquaire spécialisé dans l’art de la table à Bruxelles, a participé à la foire Antica Namur. Cette présence régulière a accompagné une grande partie de l’histoire de la Galerie et constitue aujourd’hui un témoignage de son activité sur le marché belge des antiquités, bien au-delà de sa boutique bruxelloise.

Argenterie, cristal, porcelaine et arts décoratifs y rencontraient pendant plusieurs jours collectionneurs, amateurs et autres professionnels du marché de l’art.

Antica Namur, une foire historique du marché belge

Antica Namur trouve son origine en 1977 et est organisée à Namur Expo. La manifestation est devenue au fil des décennies l’une des principales foires belges consacrées aux antiquités, aux beaux-arts et aux arts décoratifs. Elle rassemble aujourd’hui plus d’une centaine de galeries belges et étrangères.

Son évolution reflète celle du marché lui-même. D’abord fortement centrée sur les antiquités classiques et le mobilier, Antica s’est progressivement ouverte aux tableaux modernes et contemporains, au design, à la joaillerie et à d’autres spécialités, tout en conservant une place importante pour les arts décoratifs, l’orfèvrerie et les objets anciens.

Pour un antiquaire, participer à une telle manifestation représentait donc beaucoup plus qu’une simple opération commerciale : la foire constituait un lieu de rencontre privilégié avec les collectionneurs et les autres acteurs du marché.

 

Près de quatre décennies pour la Galerie Saint-Michel

La Galerie Saint-Michel a participé à Antica Namur pendant près de quarante ans, jusqu’à la fin de cette longue période autour de 2020. Cette régularité permet de replacer l’histoire de la Galerie dans un contexte aujourd’hui parfois oublié : avant qu’Internet ne devienne le principal outil de découverte d’un antiquaire, les foires et salons constituaient l’un des meilleurs moyens de rencontrer une nouvelle clientèle. Pendant quelques jours, les antiquaires quittaient leur magasin pour reconstituer ailleurs une partie de leur univers.
Pour la Galerie Saint-Michel, Antica représentait ainsi une extension temporaire de la boutique bruxelloise.

Une ménagère, un service de verres, une pièce de forme ou une œuvre de cristallerie pouvaient ainsi être observés dans un environnement où leur fabrication, leur époque et leur maison d’origine prenaient tout leur sens.

 

Une sélection soumise au regard des spécialistes

L’un des principes importants d’Antica est le contrôle des objets présentés. Aujourd’hui encore, la foire indique qu’un comité composé de 25 experts indépendants examine les œuvres et objets avant l’ouverture afin d’en contrôler notamment l’authenticité et la provenance. Cette culture de l’expertise est caractéristique des grandes foires d’antiquaires.

Elle distingue ces manifestations des simples marchés de seconde main : identifier une maison, une époque, un poinçon ou une technique de fabrication fait partie intégrante du métier. Pour la Galerie Saint-Michel, cette dimension rejoint naturellement le travail réalisé quotidiennement en boutique autour des grandes maisons d’orfèvrerie, de cristallerie et de porcelaine.

 

Quand les foires permettaient de découvrir un antiquaire

La longue participation à Antica rappelle également combien le mode de découverte des antiquaires a changé. Pendant une grande partie du XXe siècle, un commerce spécialisé pouvait se faire connaître grâce à sa vitrine, au bouche-à-oreille, aux foires, aux salons ou aux brocantes professionnelles.

Un collectionneur habitant Namur, Liège ou ailleurs en Belgique pouvait ainsi rencontrer pour la première fois un antiquaire bruxellois en parcourant les allées d’Antica. Cette rencontre pouvait ensuite conduire à une visite régulière de la boutique.

Internet a aujourd’hui largement complété ce fonctionnement. Un amateur peut découvrir une maison d’orfèvrerie ou un modèle de cristal dans un moteur de recherche, lire un article, consulter les photographies d’un magasin, vérifier ses avis et seulement ensuite décider de se déplacer. Le principe reste pourtant assez proche : mettre une collection spécialisée à la rencontre de personnes qui ne connaissaient pas encore l’adresse.

 

De la foire physique à la découverte numérique

L’histoire de la Galerie Saint-Michel illustre ainsi deux époques du commerce d’antiquités. Pendant près de quarante ans, Antica Namur a été l’un des lieux où la Galerie pouvait présenter son travail hors de Bruxelles. Aujourd’hui, le site de la Galerie et sa présence numérique jouent en partie ce rôle en permanence.

Les articles consacrés à Christofle, Wolfers, Wiskemann, Val Saint-Lambert, Baccarat, Saint-Louis, aux poinçons, aux techniques de fabrication ou aux différents objets de table permettent désormais à un amateur de découvrir la spécialité de la Galerie avant même de franchir sa porte. L’outil a changé. La fonction reste similaire : faire connaître une adresse spécialisée à celui qui recherche précisément ce qu’elle peut proposer.

 

Une histoire inscrite dans celle du commerce familial

La participation à Antica appartient aujourd’hui à l’histoire de Galerie Saint-Michel au même titre que son implantation à Bruxelles depuis 1975. Ces décennies de foires ont permis de rencontrer des amateurs, d’observer l’évolution des goûts et de confronter régulièrement les collections de la Galerie à celles d’autres professionnels. Elles rappellent également que l’expertise d’un antiquaire ne se construit pas uniquement dans les livres. Elle naît aussi de dizaines d’années passées à acheter, examiner, comparer et vendre des objets.

Aujourd’hui encore, cette expérience se retrouve dans la sélection proposée à la Galerie : argenterie ancienne, métal argenté, cristal, verrerie, porcelaine et pièces d’art de la table, des grandes maisons aux objets moins connus qui méritent d’être identifiés.

 

Découvrir aujourd’hui la Galerie Saint-Michel à Bruxelles

La Galerie Saint-Michel poursuit aujourd’hui son activité depuis sa boutique bruxelloise. Les collections évoluent selon les acquisitions : couverts et ménagères, pièces de service, cristal, services de verres, carafes, porcelaine et objets décoratifs côtoient des productions de grandes maisons belges et européennes.

Après plusieurs décennies de présence dans les foires, la découverte de la Galerie passe désormais également par son site, où sont progressivement rassemblées son expérience et sa documentation sur l’art de la table.