La bonbonnière fait partie de ces objets dont le nom demeure familier alors que la fonction d’origine s’est largement effacée.
Aujourd’hui, on y voit volontiers une petite boîte décorative ou une coupe couverte. Historiquement, son existence est directement liée à la valeur accordée aux sucreries et aux confiseries.
Un récipient pour des produits précieux
Le sucre a longtemps été beaucoup plus coûteux qu’aujourd’hui. Confiseries, fruits confits et petites douceurs n’étaient donc pas consommés avec la même banalité.
Leur présentation pouvait faire appel à des objets spécifiquement destinés à cet usage. Au XVIIIe siècle, certaines petites bonbonnières européennes étaient assez petites pour être tenues en main ou transportées. Elles pouvaient contenir des sucreries ou des cachous, petites préparations notamment utilisées pour rafraîchir l’haleine.
Ces objets deviennent également des accessoires de goût et de représentation. On en fabrique en métal précieux, émail, porcelaine et diverses matières décoratives.
De la petite boîte à la bonbonnière de table
Le mot finit par recouvrir des objets de dimensions et de formes très différentes. Aux XIXe et XXe siècles, la bonbonnière peut ainsi devenir une véritable pièce de table : coupe en cristal munie d’un couvercle, récipient en argent ou métal argenté, boîte en porcelaine ou objet décoratif posé dans un salon.
C’est sous cette forme que l’on rencontre fréquemment les bonbonnières anciennes aujourd’hui. Il ne faut donc pas nécessairement chercher une définition unique fondée sur la forme. C’est principalement la destination de l’objet qui lui donne son nom.
Bonbonnière ou drageoir ?
Les deux termes se rencontrent parfois pour des objets très proches. Le drageoir est plus directement associé à la présentation des dragées et peut prendre la forme d’une coupe de table, parfois sur pied. La bonbonnière possède un usage plus général et accueille différentes confiseries.
Dans la réalité des catalogues, des successions et des usages familiaux, les appellations peuvent toutefois se chevaucher. Observer la forme, la taille, la matière et l’époque reste donc plus instructif que de s’arrêter uniquement au nom donné à l’objet.
Que mettre aujourd’hui dans une bonbonnière ?
Sa fonction est probablement l’une des plus faciles à conserver. Chocolats emballés, pralines, bonbons ou autres petites douceurs peuvent y être présentés. Une bonbonnière en cristal taillé peut également être utilisée comme simple objet décoratif.
Elle constitue ainsi un bon exemple d’objet ancien dont l’usage n’a pas réellement disparu : c’est plutôt l’habitude de posséder un récipient spécialement consacré aux confiseries qui s’est raréfiée.
La Galerie Saint-Michel à Bruxelles propose au gré de ses arrivages des bonbonnières, drageoirs, coupes et autres pièces de présentation en cristal, porcelaine ou métal. Ces petits objets permettent souvent de découvrir l’art de la table ancien par une pièce autonome, facile à utiliser et qui ne nécessite pas de posséder un service complet.
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