Les objets disparus de la table : quand chaque usage avait son accessoire

Publié le 30 septembre 2026 à 11:46
Les objets de l'art de la table oubliés, galerie saint Michel Bruxelles

Une table ancienne pouvait accueillir quantité d’objets dont la fonction n’est aujourd’hui plus immédiatement évidente.

Rince-doigts, porte-couteaux, drageoirs, raviers ou porte-menus témoignent d’une époque où le service du repas était beaucoup plus spécialisé.

 

Le rince-doigts

Le rince-doigts est un petit récipient individuel contenant de l’eau, parfois agrémentée de citron ou de fleurs. Il permettait de se nettoyer légèrement les doigts lorsque certains aliments étaient consommés à la main comme les crustacés. 

Son utilisation est devenue rare avec la simplification des repas et l’évolution des usages.

 

Le porte-couteau

Le porte-couteau maintient la lame légèrement au-dessus de la nappe. Il évite de poser directement un couteau utilisé sur le linge de table lorsqu’il doit être conservé entre plusieurs services.

Des séries entières furent produites en cristal, argent, porcelaine ou matériaux décoratifs.

 

Raviers, drageoirs et compotiers

Le ravier accueillait généralement de petites préparations, hors-d’œuvre ou accompagnements. 
Le drageoir servait à présenter les dragées et autres confiseries tandis que le compotier recevait fruits, compotes ou desserts selon sa forme et son époque.

Ces objets montrent combien le contenant pouvait autrefois être associé à une fonction précise.

 

Le porte-menu

Lors des réceptions, le menu pouvait lui-même participer à la décoration. De petits supports en argent, métal ou porcelaine permettaient de présenter une carte devant les convives.

Le porte-menu a pratiquement disparu des tables privées, mais il reste un témoignage intéressant de la mise en scène autrefois accordée au repas.

 

Pourquoi tous ces objets ont-ils disparu ?

La cause principale n’est pas leur inutilité mais la simplification progressive du service. Moins de plats successifs, davantage de vaisselle polyvalente et des repas moins formels ont rendu beaucoup de ces accessoires superflus. Cela explique aussi pourquoi ils intriguent aujourd’hui : leur forme a survécu alors que leur usage quotidien a été oublié.

 

À la Galerie Saint-Michel à Bruxelles, ces objets apparaissent encore régulièrement au gré des arrivages. Les identifier permet souvent de découvrir que ce qui ressemble à une curiosité décorative était autrefois un ustensile parfaitement fonctionnel.

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