Comment les grands magasins ont-ils changé l’art de la table à Bruxelles ?

Publié le 30 septembre 2026 à 12:48

Au XIXe siècle, acheter de la vaisselle, du linge ou des objets de maison change profondément de nature. À Bruxelles, l’essor des grands magasins participe à cette transformation.

Une nouvelle manière d’acheter

Auparavant, les consommateurs s’adressaient beaucoup plus directement à des commerces spécialisés, artisans ou maisons particulières. Le grand magasin rassemble sous un même toit quantité de produits différents.

Au Bon Marché se développe à Bruxelles au XIXe siècle, tandis qu’À l’Innovation apparaît rue Neuve à la fin du siècle. La rue Neuve devient progressivement l’un des grands axes commerciaux de la capitale. Le client peut désormais comparer davantage de marchandises, découvrir des nouveautés et imaginer l’aménagement complet d’un foyer dans un seul établissement.

 

L’art de la table devient un univers commercial

Porcelaine, verrerie, couverts, linge de maison et accessoires peuvent être présentés ensemble. Cela encourage une nouvelle manière de penser la table : non plus seulement comme accumulation d’objets achetés au fil du temps, mais comme ensemble coordonné. Les catalogues et vitrines participent également à la diffusion des modes.

Un décor, une forme de verre ou un style de service peut ainsi toucher un public bien plus large.

 

Modernité et renouvellement

Les grands magasins se positionnent précisément autour de la nouveauté. L’Innovation, fondée en 1897 et installée notamment dans un bâtiment conçu par Victor Horta rue Neuve, se présente comme l’un des grands commerces modernes de Bruxelles. 

Dans ce nouvel environnement, les manufactures d’arts de la table peuvent rencontrer une clientèle urbaine beaucoup plus vaste. Le développement de la consommation bourgeoise et celui de la production industrielle avancent ainsi en parallèle.

 

Une histoire toujours visible dans nos armoires

Nombre de services anciens présents aujourd’hui dans les familles belges sont issus de cette époque où dresser son foyer passait par l’acquisition d’ensembles coordonnés. Ils témoignent autant de l’histoire des manufactures que de celle du commerce.

À la Galerie Saint-Michel à Bruxelles, cette dimension est particulièrement intéressante : comprendre un ancien service, c’est parfois aussi comprendre comment il a été vendu, offert lors d’un mariage et intégré à la vie quotidienne d’une famille. Par ailleurs nous sommes là pour vous accompagner dans le réassort de certaines modèles aujourd'hui indisponibles ailleurs et vous donner des conseils spécialisés que les grands magasins ne connaissent pas généralement. 

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